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SIMON ABKARIAN au TEATRO OLIMPICO avec MENELAS REBETIKO RAPSODIE

abkarian

version officiel de l’article (en italien) au lien suivant ( 2  pages)

versione in italiano al link sotto ( su due pagine)

http://ladomenicadivicenza.gruppovideomedia.it/a_ITA_5643_1.html

 

Ce ci c’est mon premier post en français pour mon blog et je m’excuse tout de suite avec les lecteurs, car j’écris en français deux ou trois fois par an. J’utilise cette langue parce que c’est celle que j’ai utilisée pour faire l’interview que vous pouvez lire ci-dessous. l’artiste est Simon Abkarian, star français d’origine arménienne qui a mise en scène au Teatro Olimpico de Vicence une magnifique pièce dédiée à la figure de Ménélas. En étant Abkarian un artiste arménien je voulais en profiter pour parler du Génocide Arménien, une question qui m’intéresse beaucoup. « Ménélas Rebétiko Rhapsodie » est un très beau spectacle ou on parle de l’amour de Ménélas pour Hélène et puisque je m’appelle Elena je ne pouvais que me sentir particulièrement impliquée. Larmes, standing ovation et plusieurs minutes d’applaudissement.


Il s’agit du texte de 2012, vous avez apporté des modifications à en pensant au théâtre Olimpico?

Simon Abkarian : « No le texte de l’édition est plus long et le texte pour la pièce est plu court, il fait 23 pages, c’est toujours la mêmes chose mais sur le livre est un’ autre. Est un livre publié chez Actes Sud. Toutes mes pièces sont édites chez Acte Sud. »

Dans les tragédies grecques, souvent, les événements sont prédestinés et les hommes acceptent l’inévitable bien évidemment s’ils souffrent . Paride kidnappe Elena et à cause du serment de Tindaro la guerre est déclarée . Dans sa pièce Ménélas ne pas accepte la volonté de la déesse Aphrodite de favoriser Paride en faisant tomber amoureuse Elena avec lui. Le texte dit qu’il est le taureau par scarification, comme si toute la haine qu’il éprouve pour Elena et le mépris qu’il éprouve pour Paride étaient en peine à purger. Ménélas est un bouc émissaire?

« Il est mal représenté, souvent, Ménélas : c’est un peu la figure de l’homme qui laisse partir sa femme, ce que m’intéresse la dedans c’est la question de l’amour par la séparation, mois je ne sais pas si Hélène est kidnappe elle accepte aussi de partir. Je m’imagine que si elle ne voulait pas partir elle ne serait pas partie ma aussi mois je pense que la guerre de Troie a été à cause de un femme : à cette époque las jusqu’à il n’y a pas longtemps, dans certain parties du monde en Arménie, Albanie, Liban, l’entité la plus précieuse c’est la femme, si on prend la femme de quelqu’un à un homme on i prend tout, comme c’est un société d’homme e du mal, Ménélas c’est très mal vu parce que il hésite a partir. Ce que je voulais surtout faire c’était parler de la intime tristesse de Ménélas de l’intime amour de Ménélas parce que plus en parle de l’intime tristesse plus on parle de son amour e si on parle de son amour on parle d’Helene et si on parle d’Hélène on parle de la femme e mois ce que m’intéresse, aujourd’hui à mon âge à 52 ans c’est de parler des femmes dans mes pièce, j’ai besoin de comprendre qu’est que c’est cette raison qu’on empêche les femme de vivre dans un point d vue égale avec les homme. »

Il y a des problèmes ou un débat sur la parité entre les hommes et les femmes? En France !?

« Oui, il ya un problème »

Et pourquoi ?

 

« Parce que la France n’est pas un pays moderne et avances qu’il prétende être. A partir d’un moment ou il y a un débat pour la parité ça veut dire qu’il y a un problème, le jour ou il y aura plus de débat on aura avancé, le jour ou un femme ingénieure sera payée comme un homme ingénieur on aura avance, le jour ou on dira aux enfants : tu peut jouer à la mécanique si tu t’appelle Giuliano ma si tu t’appelle Silvia tu puoi anche fare la meccanica , les femmes sont tout aussi capable de conduire un avion, de conduire un pays , de conduire un théâtre et aussi de parler de la vision des femmes. Par exemple quand vous regardez l’Eglise apostolique catholique romaine ou orthodoxe, il n’ ya pas de femme qui est sur l’hôtel pour dire: « voilà je vais faire la messe pour vous », et pourquoi? Pourquoi une femme n’est pas capable d’avoir la spiritualité suffisante? Les anglicans le font tout ça mais avoir de prêtresse c’est devenue un folklore, donc moi je ne veux pas finir ma vie en me disant que je n’ai pas essayé à réparer à cette injustice. »

Mais dans cette pièce on parle pas de la personnalité de Elena, ça semble que Ménélas est un caprice pour elle: elle ne semble pas être dans les bouleversements que qui as Ménélas.

“On parle d’amour, on parle d’amour. Quand on aimes quelqu’un on l’aime même quand il est partie et je pense que la force de cet amour la, de l’amour absolu, s’en tient à des mythes, c’est de parler de l’amour d’un manière absolument noble. C’est aussi un manière de redonner e redéployer et ouvrir à la parole parce que ces 20 dernières années (quand je regarde et j’écoute je sais ce qui s’est passé chez vous mais moi je sais mieux ce qui se passe en France), la vulgarité des homme politique, la vulgarité de certain intellectuels, la vulgarité de certain artistes, le raccourcir du langage ont fait que le pansée ne sais plus déployer. Un pays ce n’est pas un’ entreprise, on dirige pas un pays comme un entreprise, un pays a un verticalité, un histoire et moi j’avais besoin de redéployer de las parole, de redire des mots parce que c’est par les mots qui vient le pansée, s’il n’ya pas des mots il n’ y a pas la pansée , s’il n’ y a pas la pansée il n’y a pas de vision possible et de salvation possible. »

Dans la pièce est une vague continue entre l’amour et la haine, exprimée à la fois en mots beaucoup plus forte que délicate. Un des plus importants est certainement le jeu de mots entre le nom Hélène et le mot – haine, qui prend également en charge l’interprétation et la dramaturgie de ces scènes. En italien cette coïncidence entre « Hélène » et « haine » est complètement perdu. La traduction, selon vous, endommage le spectacle?

« No, c’est la premier fois que le gens en Italie voient le spectacle; à partir du moment comment s’a faire une pièce de théâtre que soit traduit toutefois elle porte en elle-même le germe de sa décadence: est qu’il faut pas faire la pièce ou est ce qu’il faut faire la pièce en sacrifiant quelque nuance ? moi je préfère faire la pièce en sacrifiant quelque nuance. »

Vous utilise également ces deux mots, quand vous vous retourné à la perspective et les diésez très fort c’est comme un hommage, d’honorer et de rassembler l’histoire, les mythes et les civilisations qui s’ont poursuis des siècles à travers l’art et la littérature: Hélène, Œdipe, des guerres et des exilés, mais aussi l’art et littérature grecque qui ont influencé beaucoup nous italiens et notre culture visuelle aussi.

« Je pense que l’hommage si se rappelait toutes les femmes et tout les hommes qui ont travailler avant nous, c’est qu’il y a un filiation, c’est qu’on peut pas oublier d’où on vient et on peut oublier qui on est , si au jour d’hui on pense et on écrit et s’en construit autant quelle nation créatrice artistique et culturelle c’est aussi grâce aux grecque on commençait à penser à écrire comme ils le faisaient suivis par les romaine suivis par etc etc. Aujourd’hui si vous allez au musée à Paris, si vous ne savez pas ce que c’est la Genèse, les mythes grecque ou Ovide vous ne comprenez pas ce qui c’est accroché sur les mures, ni la sculpture, ni la littérature. Mois j’ai étudié le latin et le grecque en Liban chez les jésuites, il y avait un’ époque la religion mais je pense que les artiste sont plus honnêtes que le religieux ; après Il y a un époque ou on dit qu’on a pas besoin de tout ça et l’important est avoir de l’argent, avoir des femmes, des voitures mais comme ça on va dans un grand mur et la seule chose qui peut nous sauver, je pense, et c’est la création artistique qui va nous donner à nous, les peuple qui sommes les enfants de ces civilisations, la verticalité pour pouvoir passer autour du mur. »

Vous êtes arménien, vous avez participé au film « Ararat » de Atom Egoyan, et à d’autres occasions dans autres ouvres du théâtre vous avez eu la chance de parler de ce sujet. Vous également vécu en Californie, où il ya la plus grande communauté arménienne des États-Unis. Un autre artiste célèbre d’origine libanaise arménienne comme vous et naturalisé californien est Serj Tankian des System Of A Down qui souvent dans ses chansons parlaient de la guerre et du Génocide Arménien. Le film « la mas des alouettes » de frères Taviani par Antonia Arslan qui souvent parle de deux film produits en France dans les années ’90 « 588 rue Paradis » et « Mairyg » avec Claudia Cardinale et Omar Sharif. En 2015 c’est la récurrence du 100 ans de Génocide Arménien, malgré le travail de nombreux artistes, il n’y a pas encore une prise de conscience mondiale comment il se passait avec l’Holocauste après le film «Schindler’s list» de Spielberg : pourquoi il n y a pas un «Schindler’s list» ou un «musée Anna Frank» arméniens?

« Le génocide des juives a eu lieu en Europe le génocide des arméniens a eu lieu en Moyen Orient dans le désert entre la Syrie et l’Anatolie. Après que le génocide de juives a eu lieu il y a déjà dans l’histoires de France, en tous cas, un long persécution des juives depuis l’Affaire Dreyfus et même en avant on peut remonter ou Moyen Age, on voit déjà la persécution des juives. Je pense que la différence qu’il y a entre le génocide des juives et le génocide des arméniens il est d’abord dans l’industrialisation de la mort, d’en avoir fait un’ industrie très bien organisé. La deuxième chose, ou un des chose encor plus importantes, est que est que les allemands on eu un homme qui s’appelait Willy Brandt (chancelier en 1970, critique en Allemagne pour la « Génuflexion de Varsovie », Prix Nobel de la Paix en 1971, EDDnote) qui s’est mise en genou et il a demandé pardon au peuple juif pour le peuple allemand. En Türkiye le gouvernement chaque année il dépense des millions des dollars pour nier le Génocide Arménien, il y a des lobby que les gouvernements envoi à Washington, à Paris, à Bruxelles. Donc c’est ça la différence aussi : devant de nous nous avons des gens qui continuent à œuvrer pour continuer de dire le fait de « Non nous n’avons rien fait » et de l’autre côté il y a eu une conscience commune européen ou beaucoup chefs d’états se sont réunit pour dire: « c’est passé cet erreur là on doit essayer d’abord de la reconnaitre, on l’a fait et aussi faire que ça ne recommence plus. En Türkiye ça continue dans l’idée de cet haine vis-à-vis de nous, je parle de gouvernement turque je ne parle pas du peuple turque. »

Je sais que en Türkiye dans les universités il y a un débat.

« Oui ça commence. Et aussi le génocide: la première génération a essayé de survivre, la deuxième a essayé de se constituer la troisième comment on se voit il y a eu des médecin, des avocats etc etc, la quatrième génération c’est elle des artistes qui viennent , donc se prend du temps de constituer et il faut dire aussi qu’il y a eu un grand tradition de cinéastes juives allemands ou de France o de l’Italie qui sont partis et sont allés aux Etats Unis, qui ont donné un nouveaux souffle au cinéma américaine, les auteurs, les producteur donc il y a un grand tradition parce que dans les Etats Unit le gent disait le cinéma c’est de la merde, maintenant ils en ont fait un’ industrie, voilà à l’époque c’était rein de faire le cinéma. la Türkiye joue en jeu que est diplomatiquement jamais claire, avec les Kurdes ils avait fait un paix et au jour d’hui on se rend conte que ils aident des islamiste pour faire du mal au kurdes de la Syrie; donc c’est complique, la politique des turques expansionniste et panturquiste est jamais mort, ils ont jamais digéré la perte du l’Imper Ottoman donc voilà ce que je veut dire pour parle de pourquoi il n y a plus de film arméniens sur la question: est parce que il y a un gros gros gros pression de lobby turques. »

Dans le film Casino Royal, vous êtes l’un des méchant. Même pour une tv série française, vous avez joué le rôle d’un gangster. Le méchant est presque toujours le plus intéressant. Il est plus facile de créer et creuser dans la violence ou dans les sentiments positifs?

« Je crois que on peut pas les séparer, je crois que tout marche avec son contraire, s’il n y a pas des ténèbres, il n y a pas de lumière, s y il n’y a pas de silence il n y a pas du son, je crois qu’il est important de faire sortir la lumière de quelque chose de ténébreux ou de noir, ou inversement parce que l’âme humaine n’est jamais que gentil ou que méchant. Moi je trouve que dans un plan dramaturgique c’est beaucoup plus intéressant d’avoir des personnages qui sont en contradiction avec eux même mais qui se battent pour quelque chose de beau et de juste, la complexité que un homme ou qu’une femme peuvent avoir devant tel ou tel chose: est que je le toue ou est ce que je ne le toue pas? Est que je reste ou reste ou est que je part? Tout ça c’est qui est beau pour moi en théâtre et ça qui est beau en le cinéma et la littérature, c’est d’avoir des personnages qui vous renvoient à vous e que vous dite: « est mois ». La seule chose qui est différent c’est la langue, c’est un artifice, la langue du théâtre pour moi ou la langue des images: c’est qui est beau est que tout d’un coup on est ému par quelque chose qui est complètement construit inventé et artificiel, artificiel dans le sens noble du terme. Moi ce qui me fait le plus peur et le plus triste dans la création artistique c’est le réalisme, moi le réalisme mi fa niente ! »

tournèe en France de Ménélas Rebétiko Rapsodie

12-3-2015 / 14-3-2015  Théâtre National de Nice

17-3-2015  Théâtre La Baleine de Onet le Château

19 et 20 -3- 2015  Théâtre de l’Union de Limoge

 

Simon Abkarain va jouer un concert de musique rock ‘n’ roll au Balajò à Paris à novembre

https://www.facebook.com/events/484759844961624/?fref=ts

extrait du spectacle Ménélas Rebétiko Rapsodie

 



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